La fabrique d’horlogerie Charles Gigandet SA de Tramelan, Jura Suisse, a été mise en liquidation et rayée des registres du commerce en novembre 2000.
Une introduction qui commence mal, me direz-vous !
Pourtant
la marque existe toujours et si les connaisseurs imaginent aisément que
le nom sert aujourd’hui de support à la distribution de montres
chinoises, nous nous penchons avec curiosité sur l’histoire de cette
marque au nom sympathique.
En 1959, l’entreprise Charles Gigandet SA voit le jour à Tramelan dans le canton de Berne
Il s’agit d’une fabrique familiale dont on connaît peu de choses, au
point de douter qu’il y ai jamais eu à sa tête de Monsieur Gigandet !
De longues années obscures se passent avant que Jean-François Muller, horloger, issu de l’école de Porrentruy qui a travaillé chez Longines, rejoigne l’entreprise en 1989. Alors en charge de la recherche et du développement, il rachète finalement Gigandet en 1994 et travaille en famille au développement de l’entreprise. Elle est vendue en 1998 à Victorinox dont il devient directeur la même année et crée parallèlement une nouvelle société familiale de Private Label connue sous le nom de Blanchefontaine SA.
En 2010, quittant Victorinox où il a insufflé l’esprit de développement et permis la conception de milliers de nouveaux modèles, il rejoint à plein temps Blanchefontaine, préparant une nouvelle stratégie d’entreprise Swiss Made.
Depuis l’an 2000, excepté pour les modèles vintage qui remontent à la surface, on n’entend plus parler de Gigandet.
La
marque a pourtant poursuivi une belle carrière, vendant jusqu’à 30.000
montres par an dans le monde. On connait un peu son aventure américaine
aux coté de Wakmann :
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